Quand le volcan des mamelles se réveillera ?

L'omerta sénégalaise

Une chronique du journal le Monde datée du 17 février dernier, une interview du président de la république datée du 24 février (Journal Marianne du 24 février) et celle du rappeur Didier Awadi dans le même journal (25 février), nous décrivent la situation qui prévaut actuellement au Sénégal. Au-delà de ses trois récits diamétralement opposés se pose le problème de l’alternance démocratique et de ses conséquences. Le Sénégal sombre lentement mais sûrement dans une dérive marquée par l’incompétence de ses dirigeants politiques. Comment comprendre qu’à 86 ans qu’un chef d’État puisse gouverner un pays et prétendre à une probable réélection pour les prochaines présidentielles en 2012 ? It’s shoking, et le pire c’est d’avoir fait rentrer son fils dans le gouvernement.
En 1988, j’ai été de cette génération de sénégalais qui gavait sans mesures les paroles de M. Abdoulaye Wade et de rêver sur les jalons que l’opposant qu’il était posait afin d’emmener le Sénégal vers des lendemains meilleurs. C’était l’avènement du Sopi (changement en wolof) et nombre de jeunes de ma génération ont cru à l’alternance démocratique qui allait s’opérer avec le pape du Sopi. C’était notre guide au moment où le Sénégal sombrait dans une situation sociale désastreuse (chômage chronique, vie chère, année blanche, corruption, misère sociale, etc.). Aucune perspective à l’horizon et l’on se rappelle cette sommation du défunt juge Kéba Mbaye au lendemain de la démission du président Senghor, qui s’adressant à son successeur Abdou Diouf disait que les Sénégalais sont fatigués.
En 1988, le peuple était dans la rue et prêt à se sacrifier pour rompre avec la monotonie que le régime socialiste qui régnait depuis 30 ans. Notre guide et sauveur M. Wade nous appelait à la désobéissance civile lors de la commémoration de la fête nationale de l’indépendance du pays. Les quelques jeunes que nous étions avions répondu à cet appel pas le moins du monde républicain et comme prévu, cette manifestation fut sévèrement réprimée. Quand l’opposant qui symbolisait à nos yeux l’espoir fut emprisonné et traduit au tribunal, nous avons encore montré notre solidarité en défiant toutes les interdictions au péril même de notre avenir. Je n’oublierai jamais ce jour où nous nous étions levés tôt le matin pour pouvoir passer les barrages des policiers qui empêchaient la population d’aller vers le tribunal au Cap Manuel, puisque dès huit heures le matin, il était impossible de rallier la ville. Nous étions là à respirer les grenades lacrymogènes et les coups de « lif » (matraques des policiers), un jour de carême de surcroît, le fils du président n’était pas parmi nous ce jour-là, tant pis notre cause nous paraissait juste.
 
Depuis de la larve a coulé sous les ponts et pour peu qu’on n’y prête garde le volcan des mamelles risque de connaître une éruption sans précédent. Tous les ingrédients sont actuellement réunis pour que le Sénégal jadis connu pour sa stabilité sociale bascule vers l’irréparable. Pourquoi nous en sommes là ?
Au-delà de la responsabilité des dirigeants politiques qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts, il faut analyser la société sénégalaise dans son ensemble. D'abord, les valeurs individuelles qui pourraient symboliser la réussite dans la société sont détournées au profit d’une philosophie de vie basée sur le Bul faalé " T’occupes pas en langue wolof " Ces acteurs qui, comme le souligne Jean François Havard (2004, 64) – parlant de l’émergence de figures de réussites sénégalaises vers les années 80, à l’instar de ce mouvement qui renvoie aussi à des figures types de la réussite. Tyson le célèbre lutteur sénégalais symbolisait cette génération et de là est venue la dérive de la société sénégalaise. La réussite scolaire n’est plus la référence sociale, il suffit juste de se faire les muscles pour avoir une place dans cette société à la dérive. Ce Bul faalé a gagné toutes les couches de la société sénégalaise et même le phénomène de l’entrisme politique et de la multiplication des partis politiques sont à ranger dans cette même mouvance. Ceci a entraîné des conséquences comme la corruption à tous les niveaux avec la complicité des marabouts et des politiciens qui ne pensent qu’à tirer profit de l’électorat.
À Dakar après les combats de luttes, les agressions sont automatiques et l’État est pratiquement impuissant face à ces actes de vandalisme qui gangrènent la capitale sénégalaise. Imaginer un seul instant avec les coupures incessantes d’électricité qui durent depuis des années, la peur que les Sénégalais vivent. Aujourd’hui, les jeunes n’ont qu’une pensée en tête, s’enrichir par tous les moyens en risquant leurs vies dans les pirogues de fortune pour émigrer ou s’entraîner à la lutte le long des plages pour espérer gagner les contrats juteux que l’on propose aux lutteurs
Les Sénégalais ne meurent pas de faim, nous dit-on, faites un tour dans les moyennes familles sénégalaises de la capitale et vous verrez que peu de gens arrivent à assurer le repas quotidien et dans les villages n’en parlons pas la situation est déplorable.
Qu’est ce que les politiciens nous proposent ? Des routes…des édifices inutiles (statue de renaissance avec 18 millions d’euros), un Sénat pour récompenser les frustés et surtout caser des amis et autres complices de l’appareil gouvernemental, des députés inefficaces et une opposition inexistante . Grâce aux travaux de l’Anoci (agence pour l’organisation de la conférence islamique), Dakar est en train de se métamorphoser, jusqu’à présent les citoyens n’ont pas idée des dépenses réelles qui ont été engagées et c’est le fils du président qui assurait la gestion de cette agence. Le journaliste Abdou Latif Coulibaly nous décrit dans son livre les Contes et mécomptes, la réalité des faits « l’Anoci a été d’abord conçue pour faire prospérer un projet de succession monarchique. Le système de représentation politique privilégié depuis toujours dans notre pays a été singulièrement renforcé au cours de ces huit dernières années et les modalités de légitimation qu’il enduit, ont créé un système de gouvernance et de conduite des affaires de l’ État, qui s’inscrivent en droite ligne dans la théorie générale proposée par Max Weber qui décrit l’État patrimonial. Cet État patrimonial est le terreau de toutes les corruptions politiques, de la prévarication administrative et de la concussion. Elles se sont aggravées avec la venue au pouvoir des libéraux » (Coulibaly, 2009 : 203).
Les infrastructures qui émergent actuellement de ces travaux est en faite un leurre, du sapoudrage, les cannaux à ciel ouvert comme celui de la Gueule Tapée (quartier de Dakar près de la corniche et celui légendaire de la baie de Hann me semblent prioritaires pour la santé des populations.
L’ancien président Léopold Sédar Senghor n’a jamais cherché à nous imposer son fils Philippe Maguilène Senghor que beaucoup de Sénégalais ne connaissaient pas, de même que Abdou Diouf qui se sont toujours distingués par leurs discrétions. Ils pouvaient faire du Buul faalé et verser dans le népotisme, que Nenni !
Le Sénégal n’est pas le Togo, l’ère des fils héritiers est dépassée et nos marabouts ont une très grande responsabilité dans cette affaire au-delà de celle des politiciens qui ont en charge les destinées du pays.
 

Les Talibés du Sénégal

L'enfance maltraitée

Il aura fallut une fois de plus un reportage à la télévision française (émission Thalassa, documentaire réalisé par Daniel Granclément : « les enfants de Mbour », du 27 février 2009 pour que les autorités sénégalaises réagissent en propos pour décrier ce phénomène récurrent. Même si le président est en colère contre les renseignements généraux qui sembe t-il n'ont pas été assez vigilants, le fait est là, il ne faut surtout pas se voiler la face. Les journalistes n'ont fait que montrer, la réalité. Certes elle dérange mais justement pour que les esprits se réveillent et se rendent compte que pareille situation ne devrait plus se reproduire.
Et pourtant ce problème a toujours existé dans ce pays au vu et au su de tout le monde et le phénomène des talibés ne cesse malheureusement de s’aggraver. Souvent dans les colonnes des quotidiens sénégalais, des faits de maltraitance sont relatés avec des cas qui peuvent aller jusqu’au meurtre. Récemment (voir le journal l’observateur dans sa livraison du 23 octobre 2008) avec la photo d’ un jeune talibé sauvagement bastonné par son marabout Que dire encore une fois sur ce reportage de Thalassa sur les enfants "Talibés "de Mbour, sinon que c’est la triste réalité d’un Sénégal en pleine dérive, marqué par une omerta sur la condition des talibés. Personne ne dit rien et le phénomène est devenu banal, faut-il pour autant ignorer ce problème, et s’en arrêter là ? Non bien sûr, heureusement qu'il existe quelques rares initiatives de personnes de bonne volonté qui luttent contre ce fléau des temps modernes mais le problème est beaucoup plus complexe et implique nécessairement une volonté politique et surtout religieuse. Le gouvernement a sa part de responsabilité ainsi que l’intelligentsia sénégalaise qui ne s’est pas suffisamment impliqué dans l’éradication de cette pratique inhumaine, les mots ne suffisent pas, il faut des actions concrètes. Il n’y a pas de débats à l’assemblée nationale pour se préoccuper de la situation, c’est dire le mépris que nos élus  ont sur ce dossier. C’est en croire que nos politiciens sont maraboutés, aucun responsable politique ne s’est fait le défenseur de cette cause. Pourtant il suffit juste d’une volonté politique pour que ce fléau disparaisse, condamner tous les parents qui refusent de prendre leurs propres responsabilités et sévir contre les marabouts sans scrupules. Sur cette photographie prise dans un lieu symbolique, l'université Cheikh Anta Diop, les "Talibés" censés  faire de l'aumône, se retrouvént dans les étales d'un bouquiniste,  entrain de regarder les images illustrés des livres pour satisfaire leurs curiosités, qui sait espèrent-ils rêver à une meilleure vie?.

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Les vendredis de la Librairie Clairafrique

Causeries sous le Baobab

librairie Clairafrique

Créée 1951, la Librairie Clairafrique est la plus ancienne et la plus dynamique des librairies existantes au Sénégal. Spécialisée dans les manuels scolaires, La librairie est en même temps une papeterie et une maison d'édition. Je me rappelle bien les moments d'achats où nos parents se rués vers cette librairie située à la place de l'indépendance pour nous faire le plein de fournitures scolaires, avec les pages de couvertures, les compas, les règles et autres pâtes à modeler. C'était non seulement l'une des première librairie mais elle était aussi une librairie au service de la clientèle, à savoir qu'au delà de l'aspect commercial, elle avait aussi des ambitions sociales et ce n'est pas un hasard que le centre culturel Daniel Brothier soit à proximité, sa création et son expansion nous le devons à cette Librairie qui  créa cet espace culturel où se faisait les différentes représentations culturelles de la capitale.
La certification Iso 9001 lui a été décernée pour justement récompenser les efforts de l'ensemble du personnel mais surtout que cette distinction s'inscrit dans la démarche de qualité de la Librairie. Toujours fidèle à sa mission qui est d'apporter à la clientèle le nécessaire pour le développement des aptitudes intellectuelles par le biais des livres, la librairie a toujours été du côté des amoureux de la lecture et ce n'est pas un hasard qu'aujourd'hui, l'une de ces agences soit à côté de l'université Cheikh Anta Diop et l'autre dans la région de Thiès.
Accompagner les intellectuels est une tâche difficile et périlleuse surtout dans nos démocraties naissantes mais au Sénégal, c'est une mission que la Librairie est entrain de réussir en invitant tous les vendredis, les sénégalais mais aussi l'ensemble des expatriés, touristes présents pour débattre de sujets d'actualités. C'est maintenant un lieu de rencontres, d'amitiés, de partage où il fait bon de s'y rendre non seulement pour satisfaire sa curiosité intellectuelle avec les ouvrages en rayons mais dialoguer, philosopher sur les évènements non seulement nationaux mais internationaux où tous les sujets sont abordés sans détours.  

La Librairie Clairafrique est la plus ancienne et la plus dynamique des librairies existantes au Sénégal. Spécialisée dans les manuels scolaires,c'est maintenant un lieu de rencontres, d'amitiés, de partage où il fait bon de s'y rendre pour satisfaire sa curiosité intellectuelle avec les ouvrages en rayons mais aussi pour dialoguer, philosopher sur les évènements  nationaux et internationaux où tous les sujets sont abordés sans détours. J'ai pu assisté à un débat sur le sujet religieux qui comme vous le savez n'est pas toujours facile à aborder mais les participants – au nombre desquels se trouvaient des hommes religieux très connus – ont discuté sans tabous de sujets brûlants. Fidèle à sa réputation, la librairie Clairafrique organise des séries de conférences animées par l’intelligentsia sénégalaise. S’il est au Sénégal un lieu où l’on peut débattre en toutes libertés, c’est bien à la Librairie Clairafrique qui organise tous les vendredis des rencontres débats sur des thèmes d’actualités. A l’affiche pour le samedi 13 septembre, une causerie sur la quête identitaire, approche psychanalyste animée par Liliane Izambard (psychologue clinicienne), avec comme modérateur le professeur Oumar Ndao. Depuis 1951, la Librairie Clairafrique s’efforce d’apporter une touche culturelle à ces différentes activités. Outre les activités commerciales qui est de proposer des ouvrages dans toutes les disciplines, La librairie est aujourd’hui un lieu convivial où les intellectuels se donnent rendez-vous chaque fin de semaine avec des causeries sur différents thèmes déjà abordés: la démocratie sénégalaise qui a été présenté par le professeur Madior Fall, Histoire de l'église catholique par le père Joseph Roger de Benoît, les enfants de la rue avec Mme Sylviane Diop et M. Babacar Fall. Intellectuels s’entend pour toutes les personnes qui aiment échanger, discuter et parler en toutes libertés des sujets de préoccupations actuelles. Vous avez un thème qui vous tient à cœur, vous voulez seulement partager vos idées, rencontrer des personnes intéressantes ou tout simplement être en phase avec les activités de la capitale sénégalaise surtout pour les expatriés nationaux comme étrangers, une seule direction, la Librairie Clairafrique sise à l’entrée du couloir de la mort à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar,Elisabeth Naveau, Justin Diatta et toute l’équipe de la Librairie se feront un plaisir de vous accueillir tous les vendredis et puisque Ramadan oblige, les débats commenceront dès 15h30.


Fidèle à sa réputation, la librairie Clairafrique organise des séries de conférences animées par l’intelligensia sénégalaise. S’il est au Sénégal un lieu où l’on peut débattre en toutes libertés, c’est bien à la Librairie Clairafrique qui organise tous les vendredis des rencontres débats sur des thèmes d’actualités.  A l’affiche pour Ce samedi 13 septembre, une causerie  sur la quête identitaire, approche psychanalyste animée par Liliane Izambard (psychologue clinicienne), avec comme modérateur le professeur Oumar Ndao. Depuis 1951, la Librairie Clairafrique s’efforce d’apporter une touche culturelle à ces différentes activités. Outre les activités commerciales qui est de proposer des ouvrages dans toutes les disciplines, La librairie est aujourd’hui un lieu conviviale où les intellectuels se donnent rendez-vous chaque fin de semaine.


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Université Cheikh Anta Diop

Les étudiants en colère

Voilà des semaines que cette situation perdure, avec le non paiement des bourses pour les étudiants qui s’apprêtent à aller en vacances. Pendant que les athlètes du monde entier rivalisent pour battre des records aux  jeux olympiques à Pékin, les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar s’emploient à battre le record des lancers de pierres. Triste sort après une année de labeur, les étudiants sont dans l’attente pour pouvoir aller en vacances et se reposer. A l’origine de cette situation un mouvement d’humeur des payeurs de la direction des bourses qui sont soucieux de leurs avenirs, puisque l’Etat en décidant d’octroyer à tous les étudiants allocataires et boursiers, une carte bancaire  dès la rentrée prochaine, menace ainsi les payeurs qui seront obligés d’aller en chômage. L’avenue Cheikh Anta Diop est ainsi le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et les étudiants, paralysant du coup toute la circulation. Le campus social qui devrait être libéré normalement mi-août risque de se prolonger avec cette situation au grand dam des étudiants qui sont obligés d’employer l’intifada pour mettre la pression sur les autorités.  Chaque jour les étudiants font le gué dans des situations extrêmement pénibles, puisqu’ ils sont obligés de se lever de très bonne heure pour espérer recevoir leurs argents. Des listes sont confectionnés dès minuit pour les premiers arrivants et à 5heures du matin pour les seconds. On ose espérer que cette situation sera vite réglée pour qu’enfin l’air soit respirable, avec les grenades lacrymogènes que les forces de l’ordre lancent pour contrecarrer les offensives des étudiants.

 

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Panique à Dakar

Il pleut...

CESTI de Dakar

C’est la saison des pluies qui démarre comme vous le savez au Sénégal avec ces lots de déboires. Rien qu’à Dakar on note  à la date du 10 août, 118,2 ml  d’eaux  enregistrées de cumul saison – total pluviométrique du début de la saison à la date du jour en mm – selon l’agence nationale de la météorologie qui est une période de pluie normale. C’est aussi la période la plus redoutée puisque elle entraîne au niveau des populations une recrudescence de maladies hivernales liées à la stagnation des eaux de pluies. Le paludisme, la grippe, les diarrhées ne sont que les résultantes d’un manque d’hygiène, aggravés par la non évacuation des eaux de pluies. Partout on observe des flaques d’eaux et certaines routes sont presque impraticables comme le tronçon qui mène vers la route de Boune (banlieue dakaroise). Chaque année c’est le même décor, on attend que l’hivernage passe et pendant ce temps les populations prennent d’assaut les centres hospitaliers qui ne sont pas souvent à la portée de toutes les bourses. Pour guérir, il faut prévenir et je me rappelai qu’avant le début de l’hivernage, le service d’assainissement de la ville de Dakar faisait des curages  pour faciliter l’évacuation des eaux de pluies, mais ces pratiques sont reléguées aux oubliettes. Pour beaucoup d’habitants, l’arrivée de l’hivernage est le début des calvaires avec les ordures et les flaques d’eaux et c’est presque impossible de circuler convenablement. Au niveau de l’université Cheikh Anta Diop, c’est la même situation, les piétons sont obligés de longer les abords de l’avenue pour pouvoir pénétrer dans le campus universitaire. Ce qui désole, c’est l’absence d’une politique de prévoyance, les autorités municipales et politiques ne font rien pour pallier à cette situation qui dure depuis des années.


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La presse sous pression

Faut-il sauver la démocratie au Sénégal

presse_senblog

Assistons-nous à une crise des valeurs au Sénégal ? Tout porte à le croire au regard des phénomènes qui se passent dans ce pays. Les jeunes sont désemparés avec le manque d’emploi et l’indifférence des politiques qui avaient formulés des promesses fermes, pour insérer ces forces vives, les ménages sont appauvris avec les spéculations sur le riz, le gaz qui se fait rare et même les retraités sont menacés avec les rumeurs sur la vente de leurs actions à la Sonatel. Beaucoup d’affaires sont passées sous silence, un juge de la république qui meurt dans des circonstances douteuses, les chantiers de Thiès qui nous laissent sur notre faim, le peuple ne connaît toujours pas la fin de l’histoire, si M. Idrissa Seck a été accusé puis libéré pour fautes de preuves, qui sont alors les coupables ? Un entrepreneur amoureux de son pays et travailleur hors pair en l’occurrence M. Bara Tall en disgrâce avec le gouvernement, est écarté de la plupart des appels d’offres, la liste des mécontentements est longue et ne saurait apaiser le climat qui règne actuellement au Sénégal.
La tenue des assises par des citoyens sénégalais libres et soucieux de l’avenir du pays n’a pas été sans heurts avec des menaces, des intimidations du gouvernement à l’encontre des organisateurs. La dernière affaire qui alimente l’actualité sénégalaise est le bras de fer entamé par le gouvernement à l’encontre des journalistes. Que s’est-il donc passé ? C’était lors du match de football du 28 juin opposant l’équipe nationale sénégalaise à l’équipe du Libéria. Deux journalistes Boubacar Kambel Dieng de la radio Futurs Médias (Rfm) et Karamokho Thioune de West african démocratic radio (Wadr) sont victimes d’agressions policières. Le chef de l’Etat et Le ministre de l’intérieur blanchissent les policiers et imputent la responsabilité des faits aux deux journalistes qui ont provoqué leurs bastonnades par les éléments de brigades d’intervention polyvalente de la police. L’affaire qui est pendante devant la justice, déclenche la colère de l’association pour la protection des journalistes qui réclament justice. Après les journées noires qui se succèdent au Sénégal, journée sans eau, sans lumière, sans pain … , les journalistes décident de lancer la journée sans presse pour manifester contre l’attitude du gouvernement. Une autre agression vient d’alimenter le débat , lors de la visite du président sénégalais invité par l’association des journalistes noirs de Chicago, avec l’agression du journaliste Souleymane Jules Diop – exilé au Canada – , ancien conseiller en communication de l’ex premier ministre Idrissa Seck par la garde rapprochée du président. De quoi a-t-on peur si l’on est aussi démocrate ?
La liberté d’expression garantit par la constitution a-t-elle été modifiée à l’insu des sénégalais ? Force est de constater que les journalistes sénégalais sont aujourd’hui menacés dans l’exercice de leurs professions même leur statut est actuellement décrié par les politiques. Comment un ministre peut –il publiquement déclarer une guerre à la presse, en fustigeant ces professionnels qui ont joué leurs rôles historiques dans l’alternance démocratique au Sénégal. Je parlai de la crise des valeurs mais quand ces valeurs ne sont plus reconnues même chez les politiciens cela inquiète et je crois qu’il va falloir revoir la nomination des ministres, certains comportements ne sont pas dignes d’une république. Crises également dans l’appareil législatif avec l’adoption par les députés d’une nouvelle loi modifiant la durée du mandat du président de la République qui passe ainsi de 5 ans à 7 ans avec un léger amendement pour spécifier que cette modification ne concerne pas le mandat actuel du Président. Cette adoption a suscité des résistances dans le camp présidentiel, certains députés comme Moustapha Cissé Lô ont eu le courage de ne pas cautionner cette modification. Et le peuple a t-il été consulté par référendum comme il sied de le faire pour un problème aussi crucial ? Si c’est l’après Wade qui en jeu actuellement, laissons les sénégalais décidés par eux-mêmes, c’est la voie salutaire pour une paix durable.

37e championnats du monde de Scrabble

Rendez-vous à Mons (Belgique) en 2009

Muena_championnne du monde  des cadets en Blitz

Notre pays vient d'accueillir le monde francophone, pour célébrer la fête des lettres. Le scrabble, jeu de l’esprit a réuni des participants  venus du monde entier  au CICES (Centre International du Commerce Extérieur) du 18 au 25 juillet. Le ministre des sports du Sénégal, présent à la cérémonie a vivement félicité les organisateurs. Le scrabble au Sénégal se porte bien, en témoigne les honneurs glanés par nos compétiteurs qui ont su porté haut les couleurs du Sénégal. Et c’est pourquoi en nommant conseillers Arona Gaye et Ndongo Sylla – respectivement conseiller en sport et conseiller économique –, le président a voulu par ce geste honoré toute la fédération pour les efforts déployés durant ces 20 dernières années. De 1984 à nos jours la fédération de scrabble a gravit tous les échelons, de comité national provisoire sous la houlette du très dynamique président Amadou Diop Sylla jusqu’à la création de la fédération intervenue en 1991. C’est dire la vitalité et l’engouement pour ce jeu de l’esprit qui continue de soulever des passions. Trois titres remporté par le Sénégal au dernier championnat du monde au Québec en août 2007 – Québec qui s’apprête à célébrer l’anniversaire des 400 ans de la ville et un concours de photographie est justement organisé par Afriqueinvisu.org et le réseau des correspondants francophones dans le cadre du projet photographique fr@ncophonies, toutes les photographies mettant en relief la francophonie dans tous ces états sont attendues jusqu’au 31 août 2008 –sont en jeu et le Sénégal fidèle à sa réputation de pays de grand scrabbleurs, tentera de conserver ses titres. Il n’y pas que le football où les lions se distinguent, il y a aussi le Beach soccer qui se joue actuellement à Marseille, mais surtout le Scrabble, qui mérite d’être soutenu.
Avec des lions aussi valeureux que Amar Diokh, Arona Gaye, Mactar Sylla, Cheikh Yatt Diouf, Ndongo Samba Sylla et Babacar Mbengue, l’espoir est permis pour que le Sénégal conserve son titre de champion du monde au Québec détenu par Amar Dioh, qui est aussi le champion du Sénégal en classique depuis 2007.
 Les vertus pédagogiques de ce jeu sont largement reconnues et toutes nos félicitations à la fédération nationale de scrabble pour avoir initiée l’introduction de ce jeu dans l’enseignement sénégalais. Le chef de l’État l’a compris en donnant son aval pour la signature de ce partenariat avec la fédération de Scrabble. Plus d’un millier de participants sont attendus à Dakar qui se donne comme défi de battre le record de participation avec plus de 40 pays attendus. C’est la récompense suprême pour le Sénégal au vu des résultats honorifiques et le président de la fédération internationale ne s’est pas trompé en confiant à notre pays l’organisation de ce championnat. Ce sera la fête de la francophonie au pays de la Téranga et les organisateurs vont alliés l’utile à l’agréable en permettant aux participants de pouvoir faire un séjour culturel et déguster le fameux « Yet » de notre plat national le « Thiébou Diène » ou riz au poisson. Un grand tournoi open classique sera organisé demain à l’ouverture qui réunira, les amateurs et toutes les catégories sans compter toutes les personnes qui veulent découvrir le Scrabble. Il s’en suivra un tournoi duplicate et un championnat du monde classique. En intégrant des mots wolofs comme Sabar (Tam-tam), Louma (marché hebdomadaire), « Tidiane » ou « Tidjane »« Xalam », « Bissap », « Diola », « Yet », « Mouride », « Laobé », « Serere » qui seront intégrés dans l’officiel du Scrabble (dictionnaire de référence), la fédération a fait preuve de dynamisme et de réalisme en apportant une touche sénégalaise dans le monde francophone. Le mot « Serere » faisant allusion à l’ethnie de l’ancien président défunt sénégalais Léopold Sédar Senghor est l’illustration parfaite de l’implication du Sénégal dans le paysage francophone. L’agence Internationale de la Francophonie que dirige un autre ancien président sénégalais Abdou Diouf suit de près l’organisation de ces championnats par le biais de la commission nationale de la Francophonie.
Avec plus de cent affiliés la fédération entend élargir la pratique du Scrabble qui n’a pas d’âge. Les candidatures féminines sont les bienvenues, d’autant plus que la gente féminine se fait désirer, peu de joueuses sont passionnées pour le scrabble, même si par ailleurs au niveau des jeunes générations, les filles commencent à s’intéresser à l’image de la lycéenne Mame Fatou Camara. Le Scrabble enrichi non seulement notre vocabulaire mais aussi nous permet de mieux connaître l’orthographe des mots Le Sénégal en passant est champion du monde d’orthographe . Une pensée pieuse sera observée à l’endroit de Alioune Mbengue informaticien et   webmaster de la fédération qui nous a quittés, il y a de cela quelques mois.
A vos lettres et faites vous plaisir, de 7 à 77 ans, le scrabble n’a pas d’âge, pourvu que les lettres composées soient acceptées par la communauté francophone. Vous pouvez suivre en direct la manifestation sur le site de la fédération française de scrabble : http://www.ffsc.fr/endirect/. Pour d’informations voir le site de la Fédération sénégalaise de Scrabble : http://www.scrabblesn.com
 

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Assises nationales au Sénégal

Reflexions autour de la vie politique

La voix du dialogue et de la concertation, tel est le menu des assises nationales convoquées par les partis de l'opposition et la société civile. Présidé par son excellence Amadou Moctar Mbow (ancien directeur général de l'Unesco), ces assises sont pour les organisateurs l'occasion de se pencher sur les problèmes cruciaux que traversent le Sénégal. Crises conjoncturelles ou structurelles, toujours en est-il que le citoyen sénégalais peine à s'assurer le minimum d'existence –pénurie d’eau dans la capitale–, à savoir se nourrir, se loger, se soigner, même l'instruction est menacée à travers les grèves répétitives dans l'enseignement. Les crises n'en finissent pas même si certaines relèvent d'une situation mondiale avec la flambée du prix du pétrole, il était nécessaire de réfléchir sur les voies et moyens pour assurer aux sénégalais un minimum vital. Le Sénégal appartient bien sûr aux bonnes volontés qui sont animées d'un sentiment commun  pour changer le destin du pays dans la bonne direction, toutes les contributions sont à prendre en compte pourvu que le peuple en tire bénéfice. On dit souvent que le Sénégal est le pays du dialogue, donc pareille initiative ne devrait en principe choquer personne. Le parti au pouvoir faudrait-il le rappeler a pu bénéficier du concours d’une coalition de partis pour accéder à la magistrature, lui permettant de réaliser l’alternance politique. Cette alternance intervenue en 2000,  est une victoire avant tout du peuple sénégalais qui voulait changer avec une certaine forme de gouvernance après 25 ans de règne du parti socialiste que dirigeait M. Abdou Diouf. Le premier bilan de cette alternance est plutôt mitigé et 2007 était l’occasion pour les sénégalais de réfléchir sur ce septennat. Avec 56 % de voix totalisés en 2007, le président Abdoulaye Wade reprenait de nouveau le destin du pays mais la situation politique économique et socioculturelle est plus qu’alarmante au vu des nombreuses protestations des partis d’opposition qui s’inquiètent des dérives du pouvoir en place au point de convoquer l’ensemble des citoyens autour d’une table pour discuter des problèmes nationaux. En passant force est de constater que certains partis politiques qui réclament les assises ont leurs responsabilités dans cette situation puisqu'ils ont été les premiers à apporter leurs voix au parti au pouvoir et même certaines personnalités de la société civile ont participé à ce gouvernement issu de l'alternance.
Il fallait un symbole, une personnalité au dessus de toutes les obédiences pour présider ces assises et M. Moctar Mbow était la personnalité choisie. Outre cette personnalité, on notait la présence de M. Babacar Ndiaye (ancien directeur général de la Banque africaine de Développement), M. Ibrahima Fall (ancien sous secrétaire général des Nations Unies) des personnalités religieuses et de la société civile qui la plupart n’ont jamais fait de politique, sans compter d'anciens généraux de l’armée à la retraite.
 
La constitution sénégalaise garantit le droit de se réunir, de donner son libre opinion et c’est incompréhensible  que pareille initiative puisse déranger, d’autant plus que ces assises n’ont pas pour vocation de remettre en cause la légitimité du pouvoir en place, mais surtout contribuer au renforcement de la démocratie sénégalaise. Les intimidations proféraient par certains membres du pouvoir en place à l’encontre de M. Mbow et des participants aux assises sont incompréhensibles et inadmissibles pour un pays de droit. M. Mbow incarne toutes les vertus de droiture de sincérité mais surtout de probité intellectuelle et le fait de s’attaquer à ce symbole, c’est une insulte à la démocratie sénégalaise, l’âme du peuple sénégalais. De quoi a–ton peur ? Sur le fonds la légitimité du pouvoir en place n’est pas remis en cause, c'est la forme qui gêne certainement, alors parlons en. Le parti au pouvoir  invitait à prendre part aux assises à refuser sous prétexte que ces assises remettaient en cause la légitimité du pouvoir du Président Abdoulaye Wade. Que nenni ! Il s’agit juste de contrôler la gestion publique du pays au regard des nombreux milliards qui circulent dans le pays et dont le citoyen n’a aucune prise. Mettre le doigt là où il faut et quand il faut remédier à cette situation, telle est la divise des initiateurs de ces assises. Il y a eu des menaces certes, des pressions sur toutes les personnes participantes mais aujourd’hui la situation est critique, grave pour espérer une quelconque soumission. Au nom de la transparence, et surtout au nom du peuple, ses voix se sont levées pour éviter les dérives, les mauvaises habitudes qui empêchent le pays de se développer et d’en faire  profiter aux sénégalais qui chaque jour se demandent comment seront fait les lendemains. C'est le rôle dévolu aux parlementaires qui dans ce contexte ne jouent pas véritablement leurs rôles pour défendre les intérêts des plus démunis.
M. Mbow l’a compris et c’est pourquoi il a entamait un voyage à Paris pour expliquer à la diaspora sénégalaise les buts de sa mission. Il ne s’agit nullement des assises organisées par les partis de l’opposition en l'occurrence le"Front Siggil Sénégal", même si nous leur devons l’initiative mais des assises citoyennes par et pour le peuple sénégalais. On vient de noter la démission du premier vice président des assises M. Ndiaye Babacar mais pour qui connaît cet homme, on ne doit pas se tromper sur son acte. Il s’est expliqué dans les journaux ce matin
Si les assises se transforment en tribunal, ce serait un échec, on aimerait juste que ces assises deviennent un garde-fou pour la démocratie sénégalaise.
Pour de plus amples informations : http://www.assises-senegal.info/
 

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